Casey Affleck dans le rôle de Robert Ford Considéré comme un héros par le peuple mais recherché et la tête mise à prix dans 10 États du sud des U.S.A., c'est en bête traquée, méfiante, aux aguets, n'hésitant pas à abattre ses anciens acolytes pour se protéger que Jesse James est représenté.
Pourquoi Bob Ford, qui l'adulait depuis l'enfance, collectionnait les coupures de presse et les romans populaires de l'époque concernant Jesse et sa bande, a-t-il pu passer de la fascination à l'assassinat de son idole ?
Le film donne à penser que la figure de légende d'un Robin des Bois, ennemi des banquiers et des exploiteurs, forgée par les publications qui fleurissaient de son vivant ne pouvait pas résister face à la réalité de son incarnation, un Jesse James, charismatique sans doute, mais individualiste, brutal et sanguinaire.
Moins western que plongée réaliste au temps de l'après conquête de l'Ouest, le film rappelle aussi qu'il y a à peine plus d'un siècle régnaient les pilleurs de trains et de diligences et qu'il ne faisait pas bon prendre les transports en commun du côté de Kansas City.
>>> lire aussi : ce qu'ils en disent L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford écrit et réalisé par Andrew Dominik
d'après le livre de Ron Hansen
avec Brad Pitt et Casey Affleck
durée : 2h39'
sortie en salles le 10 octobre 2007