Je les vois déjà grignoter avec délice ma culotte de cheval et ces poignées d'amour auxquelles je refuse que quiconque puisse s'accrocher un jour.
Après un questionnaire sur mes antécédents médicaux, vient un entretien durant lequel le médecin me questionne sur mes habitudes alimentaires et mon mode de vie en général.
Elle sonde mon moral et détermine le type d'injections adapté à mon cas. Puis elle prépare son savant mélange et commence le traitement.
Les piqûres ne sont pas douloureuses, même si le produit injecté provoque parfois un léger échauffement et quelques démangeaisons. Quelques hématomes ou rougeurs, peuvent apparaître, qui se résorbent assez rapidement.
Nous détaillons ensuite le régime que je devrai suivre pour accompagner le traitement. Des recettes que je risque fort d'adopter définitivement : légumes verts à volonté, 100/150g de viande ou de poisson, et tous les fruits (sauf la banane) mais à distance des repas.
Et bien évidemment, le médecin conseille de boire pour éliminer les déchets provoqués par le cocktail. Je repars lestée d'une ordonnance pour des gélules de plantes, celles que nous avons toutes avalées un jour ou l'autre (fucus vesiculinus, gomme de guar, orthosiphon, piloselle, rhubarbe etc…) qui vont m'aider à réguler mon foie et mes intestins.
En quelques séances, le ventre et l'estomac se sont aplatis, les cuisses affinées, ma silhouette a changé. Je me sens « dégonflée ». Et j'ai perdu ainsi facilement une taille de vêtement en deux semaines. En prime, mon teint s'est éclairci.
Je n'ai pas perdu beaucoup de poids : 3 kilos tout de même en un mois grâce au régime. La graisse ne pèse pas si lourd, même si c'est disgracieux. Je me sens plus ferme et plus tonique, enfin d'attaque pour retourner à la salle de gym que j'ai délaissée depuis six mois de peur de me montrer en short ou en caleçon. Mon moral remonte et me voilà prête pour affronter le verdict de mon miroir et les plages de l'été.