Pour vivre heureux ensemble et mieux se comprendre, des femmes et des hommes parlent de leur expérience de l'amour.
Question du jour
"POURQUOI LES FEMMES FONT-ELLES PEUR AUX HOMMES ?"
•••> Lire les TÉMOIGNAGES
Dans un sens comme dans l’autre, comment sortir d’un rapport dominant/dominée ?
La dominance est un rempart par peur du changement, pour éviter la perte du pouvoir.
La peur isole, éloigne. Le débat se propose de regarder les rapports entre hommes et femmes au niveau social pour mieux les comprendre au quotidien, dans le privé.
Ces échanges se sont déroulés lors d'une "soirée de Marina".
La plupart des prénoms ont été modifiés.
"POURQUOI LES FEMMES FONT-ELLES PEUR AUX HOMMES ?"
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Dans un sens comme dans l’autre, comment sortir d’un rapport dominant/dominée ?
La dominance est un rempart par peur du changement, pour éviter la perte du pouvoir.
La peur isole, éloigne. Le débat se propose de regarder les rapports entre hommes et femmes au niveau social pour mieux les comprendre au quotidien, dans le privé.
Ces échanges se sont déroulés lors d'une "soirée de Marina".
La plupart des prénoms ont été modifiés.
Les témoignages
Marina • Je me suis posé la question : est-ce que je fais peur aux hommes ? Je pensais que non. J’ai fais une enquête et on me l’a confirmé, je ne fais pas peur aux hommes. Mais j’ai pensé qu’ils avaient peur de dire la vérité parce qu’ils ont parlé de respect. Peut-être à cause de l’âge.
La peur, c’est peut-être génétique : la peur de souffrir, la peur d’une remise en question. Pas pour une simple conversation mais pour une relation. Dans le passé, je faisais moins peur. J’étais dans le moule. Quand je m’en suis éloignée, j’ai ressenti un frémissement parce que les hommes qui ne me connaissaient pas ne savaient pas jusqu’où je pouvais aller. Mais l’objectif pour moi, c’est tout de même de ne pas faire peur aux hommes !
Yves • Là où il n’y a pas de peur, il n’y a pas de plaisir ! Il y a peur parce qu’il y a enjeu, tension, envie. En écoutant l’introduction, ça me fout la trouille de voir ce que les femmes trimballent dans leur tête. Ce salmigondis, ce sont des représentations contradictoires mais c’est intéressant de les entendre. C’est déjà tellement difficile d’être deux. L’amour courtois, c’est une belle référence positive de l’amour, différente d’une relation de pouvoir.
Agnès • J’ai l’impression qu’être une femme, c’est de plus en plus compliqué. On veut être femme mais pas forcément féministe. Est-ce qu’on ne s’isole pas en écartant les hommes ? Je préfère être femme que féministe. En tant que féministe, on demande aux hommes de participer à un bouleversement social et ce n’est pas évident. Mais il y a aussi de la fascination dans la peur.
Christophe • J’ai une grande expérience et j’ai fait peur à beaucoup de femmes et beaucoup de femmes m’ont fait peur pour la même raison : quand elles se souciaient plus de leur bonheur que du mien. On a peur d’être «chosifié», d’être un instrument dont l’autre a besoin. J’ai eu peur de perdre ma liberté et elles, de ne pas me la prendre. Je ne partage pas ton opinion. Vivement le débat.
Élisabeth • Dans mon quotidien, je n’ai pas l’impression de faire peur aux hommes. Il y a des hommes à femmes qui veulent les dominer. L’opposition hommes/femmes est dépassée. Au Pakistan ou en Inde, là il y a vraiment un problème. Si l’on compare, être femme en Occident, c’est un bonheur. Je peux envoyer chier un homme sans être lapidée.
Michel • Les hommes ont-ils peur des femmes ? C’est une bonne et une mauvaise question parce que le débat part d’un postulat : que les hommes ont peur des femmes. Le vrai problème, c’est d’arriver à une complicité. Dans le boulot, on peut jouer, pas dans la vie. J’ai vécu une relation où elle m’a reproché de ne pas vouloir m’engager. Une femme qui a besoin de protection, c’est une logique dans laquelle elle veut que j’entre. Pour s’aimer, il faut s’accepter et trouver l’harmonie avec nos différences.
•••> suite des témoignages
La peur, c’est peut-être génétique : la peur de souffrir, la peur d’une remise en question. Pas pour une simple conversation mais pour une relation. Dans le passé, je faisais moins peur. J’étais dans le moule. Quand je m’en suis éloignée, j’ai ressenti un frémissement parce que les hommes qui ne me connaissaient pas ne savaient pas jusqu’où je pouvais aller. Mais l’objectif pour moi, c’est tout de même de ne pas faire peur aux hommes !
Yves • Là où il n’y a pas de peur, il n’y a pas de plaisir ! Il y a peur parce qu’il y a enjeu, tension, envie. En écoutant l’introduction, ça me fout la trouille de voir ce que les femmes trimballent dans leur tête. Ce salmigondis, ce sont des représentations contradictoires mais c’est intéressant de les entendre. C’est déjà tellement difficile d’être deux. L’amour courtois, c’est une belle référence positive de l’amour, différente d’une relation de pouvoir.
Agnès • J’ai l’impression qu’être une femme, c’est de plus en plus compliqué. On veut être femme mais pas forcément féministe. Est-ce qu’on ne s’isole pas en écartant les hommes ? Je préfère être femme que féministe. En tant que féministe, on demande aux hommes de participer à un bouleversement social et ce n’est pas évident. Mais il y a aussi de la fascination dans la peur.
Christophe • J’ai une grande expérience et j’ai fait peur à beaucoup de femmes et beaucoup de femmes m’ont fait peur pour la même raison : quand elles se souciaient plus de leur bonheur que du mien. On a peur d’être «chosifié», d’être un instrument dont l’autre a besoin. J’ai eu peur de perdre ma liberté et elles, de ne pas me la prendre. Je ne partage pas ton opinion. Vivement le débat.
Élisabeth • Dans mon quotidien, je n’ai pas l’impression de faire peur aux hommes. Il y a des hommes à femmes qui veulent les dominer. L’opposition hommes/femmes est dépassée. Au Pakistan ou en Inde, là il y a vraiment un problème. Si l’on compare, être femme en Occident, c’est un bonheur. Je peux envoyer chier un homme sans être lapidée.
Michel • Les hommes ont-ils peur des femmes ? C’est une bonne et une mauvaise question parce que le débat part d’un postulat : que les hommes ont peur des femmes. Le vrai problème, c’est d’arriver à une complicité. Dans le boulot, on peut jouer, pas dans la vie. J’ai vécu une relation où elle m’a reproché de ne pas vouloir m’engager. Une femme qui a besoin de protection, c’est une logique dans laquelle elle veut que j’entre. Pour s’aimer, il faut s’accepter et trouver l’harmonie avec nos différences.
•••> suite des témoignages
Les témoignages (suite)
Patrick • J’aimerais participer au débat mais je ne comprends pas bien la question. Donnez-moi un cas où je pourrais avoir peur. Moi, si je suis sur les Champs-Élysées et que je croise une belle femme, j’ai envie de l’aborder mais j’ai peur de prendre une gifle par exemple ?
Corinne • Par rapport à ce qui a été dit, ce serait l’inconscient collectif qui s’exprime et non pas la peur entre hommes et femmes et c’est pour ça qu’on s’enlise.
Cyril • Si je regarde mon expérience, j’ai eu plusieurs phases. Adolescent, j’avais peur d’aborder les femmes, peur d’être rejeté. Après, je suis entré dans une phase plus active : on est sur la même longueur d’onde, on cherche la même chose, c’est plus facile. Ensuite c’est quand même la peur de la perte d’autonomie qui domine, on a peur d’entrer dans une case. C’est un paradoxe, en même temps on cherche une relation et en même temps on en a peur.
Alexandra • On a tendance à dire que les femmes veulent que les hommes s’engagent. L’inverse est vrai aussi : des hommes qui veulent enfermer les femmes. Je suis séparée. Aujourd’hui, quand mon mari me voit, il attrape une allergie. Quand on ne peut pas contrôler l’autre, on a peur. Si on est dans le respect, il n’y a pas de raison d’avoir peur.
Loïs • Quand j’y réfléchis, ce qui me fait peur, c’est de remettre mon image en jeu. Dans un groupe où il n’y a que des hommes, il n’y a pas de compétition. Dès qu’une femme entre, l’homme essaye de cacher ses défauts. Quant à l’amour courtois, j’ai eu une expérience d’amour tantra et ça m’a fait chier parce que ce n’était pas naturel.
•••> suite des témoignages
Corinne • Par rapport à ce qui a été dit, ce serait l’inconscient collectif qui s’exprime et non pas la peur entre hommes et femmes et c’est pour ça qu’on s’enlise.
Cyril • Si je regarde mon expérience, j’ai eu plusieurs phases. Adolescent, j’avais peur d’aborder les femmes, peur d’être rejeté. Après, je suis entré dans une phase plus active : on est sur la même longueur d’onde, on cherche la même chose, c’est plus facile. Ensuite c’est quand même la peur de la perte d’autonomie qui domine, on a peur d’entrer dans une case. C’est un paradoxe, en même temps on cherche une relation et en même temps on en a peur.
Alexandra • On a tendance à dire que les femmes veulent que les hommes s’engagent. L’inverse est vrai aussi : des hommes qui veulent enfermer les femmes. Je suis séparée. Aujourd’hui, quand mon mari me voit, il attrape une allergie. Quand on ne peut pas contrôler l’autre, on a peur. Si on est dans le respect, il n’y a pas de raison d’avoir peur.
Loïs • Quand j’y réfléchis, ce qui me fait peur, c’est de remettre mon image en jeu. Dans un groupe où il n’y a que des hommes, il n’y a pas de compétition. Dès qu’une femme entre, l’homme essaye de cacher ses défauts. Quant à l’amour courtois, j’ai eu une expérience d’amour tantra et ça m’a fait chier parce que ce n’était pas naturel.
•••> suite des témoignages
Les témoignages (suite)
Céline • J’ai eu peur des hommes parce que d’abord j’ai eu peur des femmes. Inconsciemment pour moi, les hommes étaient dangereux. La peur, c’est quoi ? Est-ce qu’il y a danger ou est-ce la projection de notre vécu ? Ce n’est pas l’engagement qui fait peur, c’est perdre l’engagement. Les hommes et les femmes sont des animaux intelligents, apprenons à nous comprendre et à ne pas projeter sur les autres nos propres manques.
Pierre • Je trouve désagréable le développement sociologique que prennent les témoignages ? Je viens ici pour entendre les autres parler d’eux. Chez moi, la peur ancestrale de la femme, c’est la peur d’être englouti. Une peur qu’on projette, la peur de se découvrir soi-même, la peur que l’autre nous révèle à nous-même. Je déteste entendre un homme dire : j’ai envie de baiser. Pour moi, un homme est une femme comme les autres et j’espère encore développer ma part de féminité.
Jean-Luc • Quand je dis à une femme que j’ai du désir pour elle et qu’elle me répond : «Boff !», j’ai peur. Il devrait y avoir un code pour éviter de blesser l’autre, pour se sentir accueilli dans son désir. C’est important. Derrière la peur, il y a du désir. Alors comment accueillir le désir de l’autre sans que ce soit dramatique. Pourquoi y a-t-il tant de malaise ? Les femmes devraient apprendre à ouvrir le poing.
Félix • Il m’arrive d’avoir peur des femmes. C’est la peur de me laisser envahir, de ne plus être libre. C’est une peur qui vient de moi donc c’est qu’il me reste des choses à régler avec moi-même.
Frédéric • Ce qui fait peur aux hommes, c’est le désir des femmes qui est beaucoup plus fort que le désir des hommes. Les femmes aujourd’hui s’autorisent à désirer. Avec la contraception, elles se sont libérées. Les hommes ont peur de perdre le contrôle. Voyez «Sexe and the city», tous les scénarios des relations hommes/femmes y ont été explorés.
•••> suite des témoignages
Pierre • Je trouve désagréable le développement sociologique que prennent les témoignages ? Je viens ici pour entendre les autres parler d’eux. Chez moi, la peur ancestrale de la femme, c’est la peur d’être englouti. Une peur qu’on projette, la peur de se découvrir soi-même, la peur que l’autre nous révèle à nous-même. Je déteste entendre un homme dire : j’ai envie de baiser. Pour moi, un homme est une femme comme les autres et j’espère encore développer ma part de féminité.
Jean-Luc • Quand je dis à une femme que j’ai du désir pour elle et qu’elle me répond : «Boff !», j’ai peur. Il devrait y avoir un code pour éviter de blesser l’autre, pour se sentir accueilli dans son désir. C’est important. Derrière la peur, il y a du désir. Alors comment accueillir le désir de l’autre sans que ce soit dramatique. Pourquoi y a-t-il tant de malaise ? Les femmes devraient apprendre à ouvrir le poing.
Félix • Il m’arrive d’avoir peur des femmes. C’est la peur de me laisser envahir, de ne plus être libre. C’est une peur qui vient de moi donc c’est qu’il me reste des choses à régler avec moi-même.
Frédéric • Ce qui fait peur aux hommes, c’est le désir des femmes qui est beaucoup plus fort que le désir des hommes. Les femmes aujourd’hui s’autorisent à désirer. Avec la contraception, elles se sont libérées. Les hommes ont peur de perdre le contrôle. Voyez «Sexe and the city», tous les scénarios des relations hommes/femmes y ont été explorés.
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Sébastien • Il a tout dit. On a tous des peurs. On peut avoir peur mais ça n’a rien à voir avec la relation avec la femme. Le problème, c’est de remonter à la racine et de comprendre pourquoi on a peur.
Coralie • La peur existe toujours dans les relations. Ce qui me fait le plus peur, c’est le refus du féminisme. On peut être féministe et très féminine. Pour moi, refuser le féminisme, c’est exiger des femmes que toujours elles s’écrasent.
Joël • À titre personnel, pendant longtemps j’ai eu peur des femmes. C’est la problématique de l’engagement, des schémas que j’avais hérités de ma famille par rapport au mariage… Derrière, il y a la peur d’être dominé.
Virginie • La peur, je la situe dans le cerveau archaïque. Face à un problème, le cerveau propose deux solutions : la lutte ou la fuite. Soit on n’a pas peur et on domine, soit on a peur et on se soumet.
Coralie • La peur existe toujours dans les relations. Ce qui me fait le plus peur, c’est le refus du féminisme. On peut être féministe et très féminine. Pour moi, refuser le féminisme, c’est exiger des femmes que toujours elles s’écrasent.
Joël • À titre personnel, pendant longtemps j’ai eu peur des femmes. C’est la problématique de l’engagement, des schémas que j’avais hérités de ma famille par rapport au mariage… Derrière, il y a la peur d’être dominé.
Virginie • La peur, je la situe dans le cerveau archaïque. Face à un problème, le cerveau propose deux solutions : la lutte ou la fuite. Soit on n’a pas peur et on domine, soit on a peur et on se soumet.
Daniel • Aujourd’hui, je pense que le modèle patriarcal est fini. On peut voir sa fin en observant ce qui se passe dans la famille. La dernière étape, c’est la possibilité pour l’enfant de porter le nom de sa mère. La bataille des féministes est gagnée. Il reste à l’appliquer.
Stéphanie • L’histoire du féminisme, il faut l’étudier dans les livres. Il n’a jamais été contre les hommes. C’est une bataille culturelle que, par sa richesse, seul l’Occident a pu s’offrir : faire progresser les valeurs féminines dans le monde des hommes.
Philippe • Ce qui me faisait peur avant, c’était quand la femme que j’aimais ne voulait pas d’enfant ? Aujourd’hui, c’est plutôt quand une femme en veut un que je me barre en courant. À part ça, j’ai peur du mensonge et qu’elle veuille m’emprisonner et m’empêcher de voir mes copains. Les femmes occidentales devraient voyager. Ailleurs, ça se passe différemment.
Richard • Ce qui peut me faire peur, c’est une question d’orgueil. Les hommes ont plus d’orgueil que les femmes. J’ai peur de me prendre une veste, de perdre la face. Mais l’orgueil, c’est un peu comme la queue d’un lézard, quand il en perd un bout, il finit toujours par repousser.
Claire • Ce débat est très franco-français. Les femmes étrangères ne s’y reconnaîtraient sans doute pas. Mais nous femmes occidentales sommes-nous prêtes à faire que les hommes aient moins peur ?
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